Sauver des vies : Le DEFIb

6 mars 2012

Société

Sauver des vies : le DEFIB

L’Arrêt cardiaque

–        Définition : L’arrêt cardio-respiratoire (ACR) ou arrêt cardiaque (également appelé mort subite de l’adulte) est dû à un trouble du rythme cardiaque mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge. Une intervention rapide peut faire repartir le cœur et éviter de lourdes séquelles.

Repères

–        En France 50000 personnes par an meurent prématurément d’un ACR.

–        Sans prise en charge plus de 90% des ACR sont fatals.

–        7 fois sur 10 cela survient devant témoin mais moins de 20% de ces témoins pratiquent les gestes de premiers secours.

–        4 victimes sur 5 survivent à un ACR s’ils ont bénéficié des 1ers gestes simples.

–        Le taux de survie en France est environ de 2%.

Alors qu’il est 5 fois plus élevé dans les pays où les lieux publics sont équipés de défibrillateurs semi automatiques externes (DSA) et où la population est formée (ex : A Seattle le taux de survie est de 25%, ceci est le résultat d’un double effort de formation et d’équipement).

Se former aux gestes qui sauvent : Un acte citoyen !

1 VIE = 3 GESTES  APPELER

                                                                             MASSER

                                                                             DEFIBRILLER

Chacun d’entre nous peut être confronté à un ACR. Pratiquer le massage cardiaque et utiliser un défibrillateur s’il est disponible est impératif et quelques heures de formation suffisent pour apprendre ces gestes simples. Il faut que tous les français s’initient aux gestes de 1er secours, comme on apprend à lire ou à conduire.

Depuis le décret n° 2007-705 «  Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l’article R6311-14 ».

Alors pourquoi en France les citoyens restent-ils trop souvent ignorants et passifs ?

Les causes paraissent multiples : complexité des niveaux de formation et des règlementations, absence d’actualisation des connaissances, engagement de la responsabilité du secouriste citoyen bénévole. Par rapport à ce dernier point il apparaît nécessaire de doter le secourisme de définitions légales et d’adopter, comme dans de nombreux pays, une protection juridique du secourisme bénévole en l’exonérant de toute responsabilité civile ou pénale, car désormais les secouristes craignent la répercussion d’un acte négatif ou de la simple exécution d’un acte non autorisé. En effet, on nous a tellement martelé que notre système de secours (SAMU, SMUR) était si performant (ce qui est vrai quand même) qu’il ne fallait rien faire en les attendant. Cela peut être vrai lors d’un accident de la voie publique où les victimes souffrent le plus souvent de fractures multiples et d’hémorragies (déplacer une fracture au niveau des cervicales serait fatal) mais lorsque quelqu’un tombe devant vous il faut agir !

Au lieu d’avoir une loi sur la non-assistance à personne en danger (crée par le régime de Vichy) dans laquelle la responsabilité pénale d’une personne qui n’intervient pas face à un individu en danger est engagée, il faudrait une loi valorisant/encourageant la personne qui a porté secours et non pas comme maintenant une loi punitive. En bref, on a tendance à punir plutôt qu’encourager et malheureusement Mme Roselyne Bachelot lorsqu’elle était ministre de la Santé avait refusé de changer cela.

Il est donc grand temps de se former à sauver des vies en apprenant  à réaliser les gestes les plus simples, c’est-à-dire le massage cardiaque (chez la victime qui n’a plus de pulsation carotidienne ni de respiration) et la Position Latérale de Sécurité (chez la personne inconsciente mais qui respire). Il est important également de divulguer les formations dans les collèges et les écoles car les enfants (dès 10ans) peuvent s’initier et être efficace en situation d’urgence.

L’initiation aux premiers secours (IPS) est une formation gratuite que de nombreux acteurs du secourisme proposent partout en France dans leurs antennes locales et régionales. Cela est rapide il suffit de 1h30 pour apprendre les bons réflexes.

Pour plus de perfectionnement voici quelques sites offrant des formations de qualités :

.  www.secourisme.net

. www.croixblanche.org (fédération des secouristes français)

. www.protection-civile.org

. www.croix-rouge.fr

Astuces :

  • De nombreuses études ont montré qu’en attendant les secours (c’est-à-dire pas trop longtemps non plus) il était plus favorable pour la victime de réaliser uniquement un massage cardiaque efficace plutôt que de faire le massage cardiaque et le bouche à bouche. En effet, le bouche à bouche est très souvent mal fait (personnes repoussantes, technique d’hyper extension de la tête plus difficile à réaliser…) et le temps perdu pour faire les insufflations correspond à toute une période de temps où le cerveau n’est plus irrigué convenablement (chose qui est faite lors d’un massage efficace).
  • Et pour ceux qui ne savent pas s’ils massent à la bonne fréquence (souvent on masse à une fréquence trop rapide de 180 battements par min à cause de l’adrénaline qui agit sur nous) chantez-vous dans votre tête (à voix haute ça peut effrayer les gens autour de vous) la chanson « Stayin Alive » des Bee Gees. Non ne riez pas il est prouvé par des études faites dans les facultés de médecine que lorsque l’on écoute cette chanson lors d’un massage cardiaque on masse à la bonne fréquence c’est-à-dire sur le rythme du refrain « Ah, ha, ha, ha, stayin alive, stayin alive. Ah, ha, ha, ha, stayin alive, stayin aliiiiiiive… »

Les défibrillateurs

 

Le massage cardiaque aussi efficace soit-il permet de pallier transitoirement au rôle de pompe du cœur mais c’est la défibrillation (c’est-à-dire un choc électrique) qui permet de relancer ce dernier. En effet, lors d’un trouble du rythme mortel (ex : fibrillation) le cœur se contracte de façon anarchique et n’est pas du tout efficace entraînant au bout d’un instant un arrêt. Le fait de défibriller va créer un « court-circuit » et ainsi permettre au cœur de repartir sur un rythme sain.

Le défibrillateur sauve ainsi des vies comme celle de Mr X 19ans  qui avait fait un ACR brutalement lors d’un effort physique et qui avait était massé puis choqué dans les 4 mins grâce à un défibrillateur semi-automatique (DSA) situé dans le gymnase et grâce aux gestes d’un secouriste ; comme celle de ce supporter (50ans) d’un match de foot qui a était choqué dans le stade ; comme celle de cet homme défibriller dans une pharmacie…

Actuellement les défibrillateurs que l’on voit dans les lieux publics coûtent 1500€.

La construction d’un immeuble, d’un gymnase, d’une pharmacie coûtent des milliers voire des millions d’euros. Messieurs les entrepreneurs il me paraît fort possible de rajouter un défibrillateur à vos constructions le calcul est vite fait sachant que sauver une vie n’a pas de prix. Les collectivités locales doivent également s’engager et  équiper les lieux de vie à forte fréquentation (centre commerciaux, parcs…) et initier des campagnes de formations aux gestes de premiers secours !

Même si depuis 2007 de nombreux efforts ont été faits nous nous devons de persévérer dans cette voie là car l’arrêt cardio- respiratoire est un véritable problème de santé publique.

 

 

Et après l’arrêt

L’équipe du SAMU-SMUR continue la réanimation sur place et pendant le transport. La victime est ensuite admise en réanimation ou en soins intensifs de cardiologie.

Puis il y a une recherche de la cause de l’ACR ( coronaires bouchées= infarctus, troubles du rythme dû à l’excitation anormale de certaines cellules cardiaques, spasmes…). La prise en charge peut être médicale (introduction d’un traitement antiarythmique, débouchage des artères par angioplastie) et chirurgicale (pontage cardiaque).

En résumé

 

                       OSEZ ! LE PIRE EST DE NE RIEN FAIRE

Votre rôle est essentiel car vous êtes les seuls à pouvoir intervenir dans les 5 premières minutes, déclencher la chaîne de survie ! Ne perdez pas de vue que lors d’un arrêt cardio-respiratoire le cerveau souffre très rapidement car il n’est plus irrigué en oxygène (à cause de l’absence de circulation sanguine) au-delà de 5 min d’arrêt du cœur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est la mort assurée. Le massage permet de relancer la circulation sanguine et donc l’oxygénation des cellules ! A vous de jouer…

                                                          

 

 

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

somenews |
droguesetartistes |
pretezloreille |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sictameunsahutchinson
| fomacif
| uslive